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Simplement quelques lignes pour vous parler de Takengon et de son lac. C'est une petite ville dans le centre de la Province d'Aceh, tres connue pour son lac, son cafe et son cannabis... En fait on est la-bas dans le pays Gayo, une des "ethnies" de la province et les gens sont fiers de leur cafe. Il est d'ailleurs tres bon et c'est celui que je bois depuis que je suis ici. La specialite la-bas est le Kopi Tellur, (que je n'ai malheureusement pas eu le temps d'essayer!). C'est un cafe tres sucre avec un oeuf battu dedans! Je pense que c'est quelque chose a essayer, mais bon, peut etre pas dans toutes les circonstances. Mais surtout, ce qui est beau la-bas, c'est le lac encaisse dans des montagnes avec une belle eau transparente. Et beaucoup de gens vont aussi la-bas pour profiter de la fraicheur (relative) du climat. J'ai passe une nuite dans un hotel pourri et pas cher, mais j'ai surtout profite d'une belle balade a pied au bord du lac et de ses paysages. Le retours'est fait a bord d'une voiture de police qui m'a pris en passant sur le chemin. Cela faisait bien rire tous les gens que l'ont croisait sur la route. Deja al'aller, un blanc a pied avec son sac a dos, mais en plus au retour un blanc a l'arriere d'une voiture de police ouverte, c'etait pas mal... Et pour vous permettre d'apprecier tout cela quelques photos...
17:51 - 3/11/2006 -
Délinquant !
Jolie contrée que celle là on dirait. Avoues les flics t'ont pris parce que t'avais des pieds de canna avec toi...
Didier - 09:23 - 4/11/2006
LA RANCON DE L’HUMANITAIRE
La mobilisation des ONG peut-elle exonérer les états de leurs responsabilités ? un livre, « l'humanitaire en turbulences », de notre collaborateur Christian TROUBE, ouvre le débat.
Pas une semaine ne se passe sans qu'on parle d'elles. Dénonçant les massacres du Darfour, bataillant pour un contrôle des armes par l'Onu ou s'alarmant de la situation des SDF à Paris: les ONG, organisations non gouvernementales, sont sur tous les fronts. Trop? Peut-être... Leur succès indéniable, notamment depuis l'élan de générosité pour les victimes du tsunami, pourrait paradoxalement décharger encore plus les États de leurs obligations. Car, si la misère et l'injustice sont présentes aux quatre coins du globe, n'est-ce pas la tâche première des États d'y faire face? Cette question dérangeante a le mérite d'être posée dans l'Humanitaire en turbulences, de Christian TROUBE, chef du service culture à La Vie et ancien directeur du mensuel Croissance. Fondateur des Rencontres de l'humanitaire de La Vie, Christian connaît comme sa poche le monde des ONG, ainsi qu'en témoignent les 30 portraits chaleureux dressés dans ce livre. Nous publions ici, en bonnes feuilles, des extraits de la préface écrite par Jean-Claude GUILLEBAUD. Après avoir retracé les débuts et les grandes heures de l'humanitaire dans les années 1960-1980, notre chroniqueur résume la question centrale posée aux ONG. Olivier NOUAILLAS
L'Humanitaire en turbulences, Autrement, 19€.
« L'État jure qu'on ne l'y reprendra plus. Et voilà que son action elle-même subit le feu des critiques. Pourquoi?
Parce que, à ce stade, ce n'est plus le démagogue en quête d'élection qui manipule l'innocence des victimes, c'est l'État tout entier qui s'installe dans le simulacre vertueux. L'humanitaire vaut alors dispense devant l'Histoire. Il offre les avantages de la politique sans les inconvénients du choix. Il affranchit, sur commande, la puissance publique des contraintes internationales, Il prémunit le responsable qui hésite contre les aléas périlleux de la décision. Il dissout en quelque sorte la responsabilité gouvernementale dans une équanimité bienveillante et rédemptrice, propre à séduire les foules. Dans certains cas, l'humanitaire, à ce stade, transpose à l'échelle étatique le paradoxe de la charité. Cette charité qui soulage celui qui donne mais ne rend pas justice à celui qui reçoit...
Les États - tous les États - savent donc utiliser cette nouvelle ostentation charitable, ravageuse, photogénique, qui permet de faire silence sur les questions gênantes de la vie internationale, ces vieilles problématiques de la politique, prosaïquement enlisées dans le réel : rapports de forces économiques, affrontements entre nations riches et continents pauvres, grands choix financiers, sévérité sans merci du commerce mondial, cynisme effectif des États, etc.
Nous en sommes là. L'humanitaire est souvent une solution, la seule disponible. Mais il est aussi un problème. C'est ce problème, cette complexité à la fois magnifique et harassante qu'il faut savoir regarder en face. Les pages de ce livre y aideront. »
Jean-Claude GUILLEBAUD
roncio - 18:28 - 9/11/2006
Commentaire sans titre
le lac et les paysages sont vraiment super beau.
gros bisous
alice
Alice - 10:06 - 11/11/2006
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